just vegan – le food truck 100% vegan, bio & local

Entrepreneuse & libre comme l’air, Christelle est à la tête d’un food truck vegan, bio & local.
Son grand coeur, son courage & sa détermination l’ont amené à créer, il y a deux ans, ce concept. 
En effet, elle a tout quitté, elle est sortie de sa zone de confort pour faire ce qui lui parlait réellement et ce qui respectait ses valeurs.
J’ai eu le plaisir de lui poser des questions à propos de son concept et de sa vision de quelques sujets liés au véganisme, à Roquefort-Les-Pins, près de Nice.
Voici son portrait inspirant, doux et humble ci dessous et en vidéo, au bas de l’article.

"Je pense que si l'on fait vraiment les choses avec son coeur, ça ne peut que marcher"
Christelle
Fondatrice de Just Vegan, le food truck vegan, bio et local / amoureuse de la nature et des animaux

Peux-tu te présenter, parler un peu de toi & introduire ton concept ?

Bonjour. Je suis Christelle, j’ai crée un food truck vegan, Just Vegan, il y a bientôt deux ans. J’ai 43 ans et ça fait 10 ans que je suis vegan. J’étais aide-soignante avant, pendant 18 ans, dans un bloc opératoire. Je ne retrouvais plus ma façon de vivre et d’être dans ce que je faisais. J’ai voulu être en accord avec moi même, dans mon mode de vie et dans mon travail. J’ai donc tout quitté et j’ai décidé de faire ce food truck.

Comment t’est venue cette idée de food Truck « Healthy »? Car le concept sort un peu du cliché "food truck".

C’est parti du constat qu’en tant que végétaliens, lorsque l’on sort pour pouvoir manger, on se retrouve souvent avec une salade de thon ou de fromage. Je me suis dit que ce n’était pas possible et qu’il faut que l’on puisse sortir sans avoir de doute que son steak végétal à été cuit sur la plancha où il y a eu le steak animal. Les alternatives se répandent de plus en plus. En Italie et sur Paris il y a beaucoup de de propositions vegan. En Belgique, il y a carrément toute une rue dédiée au véganisme. Mais dans la région, c’est un peu plus compliqué donc je voulais proposer une cuisine végétale, accessible à tous. L’idée du burger était de toucher un maximum de personnes et que ce soit facile et rapide, suivant le concept du snack. 

Donc toi, tu es vegan, c’est à dire que tu exclues les produits d'origines animales dans ton alimentation et dans ta vie. Peux-tu nous expliquer ce choix ?

Cela a commencé il y a une dizaine d’année, par le maquillage. Je me mettais des produits pour être jolie mais ils étaient fabriqués avec cruauté. J’ai alors pensé qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Au fur et à mesure, avec des recherches et de la curiosité, je me suis dit que ce n’était pas possible de continuer à consommer des produits animaliers. Et c’est aller crescendo, jusqu’au véganisme total. Mais j’ai toujours été sensible aux animaux, je les ai toujours aimé. Quand j’étais plus petite on a en toujours eu : des chiens, des chats… Je ramassais des oiseaux par terre et je sauvais les fourmis pour pas qu’elles ne se fassent écrasées, donc inconsciemment, j’ai toujours eu quelque chose comme ça en moi. Cela a vraiment été une révélation il y a 10 ans.
J’aurais peut être aimé être comme ça depuis le début de ma vie, mais la société et la publicité font que l’on nous dit : “mange de la viande, bois du lait, sinon tu vas être en mauvaise santé”. Le cerveau est donc formaté comme cela.

Dans ton food truck on retrouve une nourriture 100% vegan, ce qui est compréhensible, puisque tu es vegan. Mais, pourquoi choisir une alimentation BIO & LOCAL ?

Je pense que c’est important d’essayer de manger avec le moins de pesticides et de produits chimiques possibles, même si le bio peut être parfois controverser. Pour moi, le plus important c’est le local, car on ne peut pas par exemple manger des tomates au mois de juillet. Manger de saison et local, permet de faire travailler les petits producteurs autour de chez nous. Par exemple, la salade et le persil sont de Grasse, juste à côté d’ici. Même chez les plus gros fournisseurs on peut trouver des produits qui viennent de France et de la région, avec des prix abordables, car ce sont des fruits et légumes dis “moches” par exemple. Alors c’est sûr que la tomate bien calibrée qui est rouge fluorescente au mois de janvier, c’est pas possible !
Pour moi c’était impossible de proposer une nourriture vegan en faisant des tomates toute l’année, comme la majorité des restaurants, malgré les efforts faits. Le but c’est que ce soit le plus local pour éviter l’impact carbone. Quand je fais des salades de fruits, des ananas j’en ai jamais par exemple. Ca peut refroidir certains clients mais c’est comme ça.
C’est un ensemble de chose, qui fait que je ne peux pas proposer du congelé, ni de l’industriel également.

Et d'ailleurs tout est fait-maison ?

Oui ! Tout est fait maison : le pain, les sauces, les galettes, les pâtisseries. Tout !

J'aimerai aussi que tu nous parles des alternatives que tu as choisi, par rapport au plastique ? Pourquoi ce choix ?

C’est du même ordre. Je ne peux pas vous vendre un burger vegan, éthique, bio, dans une barquette en plastique qui ira, si tout va bien dans une poubelle de recyclage et si tout va mal dans la forêt. Cela fait parti de ma façon d’être et de fonctionner. Donc tout est biodégradable et compostable. Les gobelets et les barquettes sont en amidon de maïs et tout ce qui est pot a sauce et pailles sont en canne à sucre.

Est-ce que le concept fonctionne et se développe aujourd’hui ? Quelles sont les types de profil qui viennent manger dans ton food truck ? Est-ce que l'on retrouve des jeunes ?

J’ai une clientèle vegan qui est confirmée. J’ai aussi beaucoup de curieux qui viennent : “ah ben tient c’est sympa, pourquoi pas, je vais goûter”. Je reçois des gens très ouverts et ça c’est top.
Et mon but est, entre guillemets, presque atteint, car je voulais toucher une majorité de personnes.
Ce que je vois, depuis deux ans, c’est qu’il y a de plus en plus de jeunes, qui viennent, qui s’informent, qui me posent des questions. Cette clientèle augmente vraiment. C’est top car c’est l’avenir ! C’est à eux de dire “maintenant il faut faire quelque chose”.

Est-ce que l'on peut, selon toi, manger BIO, LOCAL, DE SAISON, VEGAN, sans se ruiner ?

Oui ! Oui, parce que j’arrive même à faire tourner un food truck de ce type! Donc je pense que c’est possible pour soi-même. Bien sûr quand on achète des tomates au mois de janvier, elles sont chères et pas bonnes ! Les tomates il faut les acheter quand il y en a dans le jardin, si on a la chance d’en avoir un ou sur les marchés locaux. Donc le fait d’acheter de saison joue énormément sur le goût et le prix. Au mois de décembre, ce n’est pas possible de manger des cerises à Noël, et pourtant on en trouve. Donc le problème c’est la mentalité des gens : il faut arriver à faire comprendre qu’on ne peut pas avoir les mêmes fruits et légumes toute l’année. On peut très facilement trouver tout localement : il faut chercher, aller voir ses petits producteurs. Pour le bio, c’est pareil, mais il faut essayer de trouver des combines, comme le vrac. Ce qui est sûr, c’est que ça demande une recherche. C’est moins simple que d’aller à son supermarché et d’acheter tout ce dont on a envie. Mais on y arrive et ce n’est pas forcément plus cher ! Donc est ce qu’il ne faut pas choisir de la nourriture de bonne qualité et payer un peu plus chère pour au final être plus satisfait de ce que l’on mange ?

Parlons un peu peu de la Planète ! Est-ce que, selon toi, adopter des régimes végératiens ou vegan peuvent résoudre les problèmes écologiques ?

La première cause du réchauffement climatique c’est l’élevage intensif et industriel. On en entend pas trop parler, car il y a des lobbies qui sont derrières. Cet élevage produit beaucoup de CO2, consomme énormément de céréales, que d’autres personnes pourraient manger. On pourrait nourrir toute la Planète en arrêtant de nourrir les animaux de batterie et d’élevage intensif, rien qu’avec les céréales qu’ils consomment. Cette exploitation engendre aussi beaucoup de déforestation : il faut pouvoir cultiver ces céréales donc détruire des forêts pour avoir de la place.
Moins les gens mangeraient de viande, de mauvaise qualité et pas chers, plus il y aurait d’espaces pour recultiver, pour replanter. Donc forcément, je pense que les problèmes écologiques sont liées à notre régime alimentaire et à notre façon de consommer.

Moi je suis végétarienne, & lorsque j’en parle autour de moi, j’ai souvent des remarques de ce type : sachant que manger de la viande a permis a l'Homme de survivre jusqu'à maintenant, pourquoi abandonner la viande ?

Moi personnellement, c’est une question d’éthique. Je ne pourrais plus jamais manger quelque chose qui provient d’un animal. De quel droit une espèce, qui se dit “évoluée”, pourrait décider du sort d’une autre ?
Tous les matins, je fais des bisous à mes chèvres et mes poules. C’est impossible pour moi de manger un animal. Je ne peux pas faire un câlin à l’un, et manger l’autre. Donc pour moi, c’est purement une problématique éthique. 
C’est vrai que l’Homme a toujours été depuis la nuit des temps, chasseurs-cueilleurs. Mais avant, pour attraper sa proie, l’Homme courrait derrière, il la tuait et utilisait tout le corps de l’animal pour se vêtir, pour faire des outils. Donc là, on est à l’âge de Pierre… Mais on a perdu cette idée là, avec l’élevage intensif, on a perdu cette qualité là. Les animaux ne voient même plus la lumière du jour. A aucun moment il y a un bénéfice de cette nourriture là.
Et physiologiquement, moi je suis persuadée que l’Homme n’a pas un système digestif d’un animal carnivore. On a des dents, très plates et un système digestif très long, comme les ruminants. Chez les tigres ou les guépards, qui mangent des animaux, leurs systèmes digestifs sont très courts, car la nourriture reste moins longtemps dans l’estomac.
Je pense que l’on est davantage fait pour être végétariens ou végétaliens, donc omnivores. 

Enfin, j’ai une dernière petite question : en tant qu’entrepreneuse, as-tu une citation qui te drive, qui te motive dans la vie ?

Pour mon buisness, j’en ai une sympa : à chaque burger que j’arrive à vendre, c’est un animal que je sauve. 
Dans ma vie perso, je pense que, quand on a envie de faire quelque chose, il faut le faire. J’ai beaucoup d’amis qui’ m’ont dit “ah mais tu vas faire que tu vegan ? Tu devrais avoir une proposition non-vegan”. Non, je suis vegan, je ne peux pas te proposer un steack animal !
Et aujourd’hui beaucoup de gens me disent “c’est top, vous être vraiment à fond dans ce que vous faites”. Je pense le faire vraiment avec mon coeur. J’en suis contente parce que j’arrive à l’heure actuelle à le faire comme j’en avais envie. L’idée, c’est de se dire que, quand on veut vraiment quelque chose, il faut le faire, il faut y aller,  il faut foncer et sauter dans le vide. Dans mon projet, j’avais vraiment l’impression d’être au bord d’une falaise : je quitte mon emploi, mon confort, pour un truc que je ne connais pas. Je suis aide-soignante à la base, avec mes petites vacances et là, je ne sais pas où je vais, je ne connais pas la clientèle, je ne sais pas comment ça va se passer. Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je vais pouvoir tout faire moi même, trouver les produits, résoudre les problématiques qui se posent tous les jours ? 
Donc voilà, j’ai sauté. C’est l’impression que j’ai eu. J’ai plongé en me disant, allez on y va.
Je pense que si l’on fait vraiment les choses avec son coeur, ça ne peut que marcher.

Voici l'interview en vidéo

Je tiens à m’excuser d’avance pour la qualité visuelle et sonore de la vidéo. Je l’ai réalisé à l’Iphone, car je n’ai pas encore les moyens technique pour enregistrer les interviews. Je vous réserve du contenu de meilleure qualité pour la suite, c’est promis 🙂

Lire la vidéo

Je t’invite à suivre Christelle et son food truck sur les réseaux, en cliquant sur les icônes ci-dessous

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