C’est la rentrée ! J’arrête mes études et suis mes rêves

Aujourd’hui, si tu lis cet article, tu dois être sur les bancs de l’école. Ou sur une île avec une noix de coco dans la main. Mais qu’importe: pour moi cette rentrée est un peu particulière: J’arrête mes études et je commence à suivre mes rêves.

J’en ai tellement rêvé derrière mon ordinateur en première année d’études supérieurs, que peu d’obstacles pouvaient encore m’empêcher de le faire. Et pourtant ça n’a pas été simple de sauter le pas.

Dans cet article, je vais te parler de mon parcours, des raisons pour lesquelles j’ai arrêté mon école, des réactions autour de moi et de mes peurs.

D'où je viens et pourquoi j'ai arrêté ?

Mes études

L’année dernière, après mon baccalauréat, j’ai décidé de poursuivre mes études dans la région parisienne, dans une école spécialisée dans le développement durable et l’écologie. J’avais ce sentiment d’être sur la bonne voie, car agir en faveur de l’environnement est ma mission. J’aimais ce qu’ils enseignaient et j’aimais le fait d’être avec des gens qui partagent les même idées sur l’écologie.

Mais les jobs que proposait l’école ne m’intéressaient pas et je ne voulais pas d’une vie dans un bureau parisien, à attendre mon salaire à la fin du mois et partir deux semaines en vacances dans l’année. J’avais une vie qui m’attendait, une planète à sauver et je savais à quel point je serai plus productive sur le terrain, en faisant les choses que j’aime et en menant des actions.

Ce dont je rêvais

Je m’ennuyais et n’arrivais pas à m’épanouir. Je vivais à travers mon fil d’actualité instagram. Mon quotidien était rythmé par des hashtags #sologirl travel, #vanlife, #surf et des vidéos de voyages.
Je me voyais à la place de ces nanas, bronzées et blondies par le soleil indonésien, qui vivent dans un 20 mètres cube, dans leur van aménagé, dans une tente. Leurs vies plus minimalistes et plus libres me plaisaient. Je voulais, en me réveillant chaque matin, faire face à un nouveau spot de surf, une nouvelle forêt, un nouveau lac au coeur d’une montagne. Je me voyais à leur place, en train de vivre chaque jour pleinement, en ne sachant pas de quoi il sera fait, ni de quel lieux, ni de quel rencontre.

Moi aussi, je vivais dans un petit espace, mais avant de dormir je n’avais pas le son des vagues à travers ma fenêtre, mais le son des voitures et des ambulances à 4h du mat^^. Et quand je quittais les yeux de mon écran, je n’avais pas un spot de surf en face de moi, mais un prof qui m’expliquait comment faire le décompte des espèces en voie de disparition. 

Tous les jours se ressemblaient et j’étais plongée dans une routine qui ne me correspondait pas. Je rêvais de surf, de chaleur, d’eau salée. Et la réalité, c’était plutôt : froid, dépression et partiels. J’avais soif d’apprendre de nouvelles choses, mais d’une autre manière.

Un quotidien loin de mes valeurs

En plus, mon quotidien ne respectait pas mes valeurs écologiques : j’étais frustrée de voir la facture de mes courses quand j’essayais d’acheter bio, local, de saison, vegan et zéro déchet à Paris. Bien sûr, c’est possible ! Mais je ne gérais vraiment pas mon argent, et plutôt que d’acheter des choses simples, je me laissais tenter par les tendances du moment : spiruline en poudre, avocats, beurre d’arachide. Des choses pas nécessaires et qui coûtaient les yeux de la tête. Je devais être la seule étudiante à avoir ça dans mon frigo d’ailleurs.

Comment pouvais-je changer les choses et être plus heureuse ? Et si j’arrêtais l’école et je commençais à suivre les raisons pour lesquelles je souriais ? C’était effrayant mais ça me faisait vibrer.

Les différents obstacles psychologiques

Les réactions autour de moi

Une grosse partie de ma famille était contre mes projets, contre ma décision de quitter l’école. C’était difficile pour moi, sûrement car j’avais beaucoup d’attentes. 

Quand je parlais de mes projets autour de moi, on me disait : “C’est beau de rêver, mais toi, tu es née en Moselle, pas à Hawaii. Tu as commencé à surfer il y a à seulement 4 ans et tu peines toujours à faire ton take off. Et puis, il te reste 4 années d’études, après tu auras tout le temps de surfer et de t’amuser. C’est pas sérieux tout ça, et de toute manière tu n’es pas faite pour cette vie là.”

On m’a dit que c’était beaucoup trop dangereux, que j’étais folle et inconsciente. Ils m’ont assurer de continuer l’école car sans diplôme, tu n’étais rien dans la société. Ils m’ont parlé de ces meurtres de jeunes filles qui partent voyager seules. Ils m’ont dit qu’à mon âge on ne peut pas savoir ce qu’est le bonheur. On m’a dit des millions de fois que je ne trouverai pas de travail, que je faisais une grave erreur et que j’allais rater ma vie. J’ai eu des ordres, des conseils de personnes qui n’ont jamais vécu ces expériences.

Devais-je donc continuer l’école, continuer ma vie actuelle, quitte à être malheureuse pour faire plaisir à une partie de mes proches ?

J’ai mûrement réfléchi, avec des grands moments de doute. Cependant, avec le soutien et l’aide de mes amis, d’inconnus, de gens inspirants, j’ai décidé d’arrêter mon école, de partir à l’aventure et d’écouter mon coeur.

Difficultés de l'autonomie

Bon, c’est bien beau, mais je vous mentirais sûrement en vous disant que c’est simple de sauter le pas. Mon but est de me détacher financièrement de mes parents et de commencer à me débrouiller seule, dans la vraie vie.

L'autonomie financière

En renonçant à ce cadre financier, j’ai mis de côté beaucoup d’avantages : fini les bons plans étudiant sur les sorties, les transports, les activités et les services.
Je commence à m’auto-financer : c’est à moi de payer mon assurance, mon logement, ma nourriture, les choses que j’ai envie de m’acheter, les loisirs… Enfin tout quoi.
Je suis en pleine transition et j’ai de la chance, car mes parents me paient encore mon forfait téléphonique, le temps que je gagne assez d’argent.
J’ai d’ailleurs compris qu’acheter bio, vegan, zéro déchet… et beaucoup moins évident, sans l’aide de mes parents et sans revenus. Ca me permet d’être aujourd’hui beaucoup plus tolérante au prés des gens qui ont du mal à se tourner vers ces produits.

De quoi je vis et vais vivre ?

Quitter son école du jour au lendemain et vouloir gagner sa vie n’est pas une chose due. Du boulot, on en trouve, mais c’est moins facile quand on a des critères. Je pourrais travailler n’importe où, mais mon but est de trouver un boulot qui respecte mes valeurs écologiques et sociales. Ca demande plus de temps, de recherche et de concessions. 

Donc pour le moment, je galère un peu, mais plus je persévère et plus les voies s’ouvrent. J’ai beaucoup de chance d’être entourée par des amis qui peuvent m’accueillir, jusqu’à ce que je trouve un job qui me correspond et qui me permet de vivre sur la côte ouest pendant un temps.
Puis, par la suite, j’aimerais économiser pour me payer mon premier gros voyage et travailler à l’étranger, sur mon ordinateur. Mais pour ça, il va falloir travailler dur et être patient.

Différentes peurs

Quitter sa zone de confort

Je suis reconnaissante d’avoir passé cette année à Paris, car j’ai appris beaucoup sur moi. J’ai eu la chance de m’envoler pour Bali en mars, après mon partiel et je suis tombée amoureuse de cette île. J’ai compris qui j’étais vraiment, ce que je voulais réellement. Mais tout ça demande de quitter sa zone de confort.

J’avais toutes ces peurs de l’inconnu, de la solitude, du danger qui ont l’air beaucoup plus présentes lorsque l’on part à l’aventure. Cependant, j’ai compris que si je reste chez moi et écoute ce que me dit mon entourage, je n’ai pas autant de chance de réaliser mes rêves de voyages, pas autant de vagues différentes à surfer, de personnes à rencontrer, de cultures à découvrir, de lieux à visiter.

Finalement, pour moi, il y avait autant de probabilité que je me fasse voler mes affaires ou renverser par une voiture, que je meurs dans un attentat, chez moi ou ailleurs. J’ai même songé qu’il y avait plus de probabilités que je sois violée en sortant du métro parisien qu’en sortant de l’aéroport à l’autre bout de la planète.

La peur de l’inconnu était donc bien présente. Qu’allait-il se passer dans un an, dans un mois, dans un jour ? Comment ne pas avoir de l’appréhension, lorsque tu ne sais pas de quoi sera fait ton futur, alors que tout le monde autour de toi, à déjà un copain depuis des années, des diplômes et un plan de carrière ?! Toi t’as l’air d’un clown quand tu leur annonce que tu comptes vivre à Bali dans les deux ans qui suivent.

Une autre peur qui me terrifiait était la solitude. Je rêvais de réaliser mes rêves seule, de vivre en van, de parcourir la planète, mais je ne m’en sentais pas capable. Je ne me voyais pas vivre des difficultés en solitaire. Je me disais qu’au moindre obstacle je perdrais mes moyens. Je pensais que pour réaliser mes rêves, je devrais rencontrer quelqu’un. Un amoureux qui aurait les mêmes valeurs que moi.

Prise de conscience

Puis j’ai surtout compris que tout ça, c’était du bullshit, que c’était une excuse pour ne pas passer à l’action. J’ai compris que lorsque tu suis ton intuition, que tu apprends à t’aimer, malgré tes défauts, tu n’es plus vraiment seul : tu es avec toi même. Alors commence le voyage intérieur, où tu apprends qui tu es vraiment, tu apprends à te retrouver, à savoir ce qui te drive vraiment dans la vie. La solitude ne devient plus une peur, mais un moyen de te reconnecter à toi même. Ainsi, tu peux développer ton autonomie, et apprendre, tout au long de ta vie, à te débrouiller, dans les moments difficiles.

Sur la route, tu feras également toutes ces rencontres : des gens qui te feront comprendre qu’il y a plus important que le diplôme et que tu n’en as pas besoin pour créer ton rêve. Tu feras la rencontre de gens qui n’ont même pas eu le bac, mais qui sont à la tête de projets juste fou et qui sont heureux. Tu rencontreras tous ces gens qui t’aideront et ceux qui feront exactement la même chose que toi : voyager en solitaire pour se retrouver. 

J’ai alors repensé mes priorités et j’ai compris que ce qui était important pour moi c’est simplement d’être épanouie et de réaliser mes rêves, plus que le confort. Je veux vivre d’aventures, de sensations fortes, de surf, de soleil… même si je suis née loin de l’Océan, en Moselle. Grâce à ce mélange de peurs, j’ai pu sortir de ma zone de confort. 

Une nouvelle vie

J’ai donc décidé de quitter le brouillard, la pollution, le métro pour les choses que j’aime le plus : le surf, le soleil, les voyages et l’écologie.

Ce n’est que le début de cette nouvelle expérience. Et pour rendre mon rêve possible, il va falloir que je travaille beaucoup.

Et tu vas me dire, “mais Anaïs, tu fais quoi là maintenant ?” : jusqu’à présent, j’ai la chance d’être chez mes parents. En attendant,  je recherche activement du travail dans le sud ouest, je prépare mon permis et je leur rends des services dans le jardin et dans la maison.

Dans deux jours, je pars pour le sud ouest, chez des amis, où je vais approfondir mes recherches de boulots et de logements.

Je ne sais pas de quoi mon futur sera fait, mais je suis mon coeur et je lui fais confiance.

Ca fait peur par moment, mais quoi de mieux que d’aller plus loin que ses peurs, les dépasser.

Et toi, que ferais-tu si tu n’avais pas peur ?

Si tu es malheureux en ce mois de rentrée, remets toi en question.
Demande toi ce que tu aimes vraiment dans la vie et demande toi quelle vie tu veux mener.
Et rappelles toi :

LA VIE EST TROP COURTE POUR FAIRE LES CHOSES QUI NE NOUS RENDENT PAS HEUREUX 

J’espère que cet article, qui vient du coeur et des tripes, t’a inspiré.
 N’hésite pas à me laisser ton avis en commentaire.

See you on the road 🙂

3 commentaires sur “C’est la rentrée ! J’arrête mes études et suis mes rêves”

  1. Ton article est si bien écrit, c’est un réel plaisir de le lire ! Je te suis très admirative d’avoir le courage de tout quitter, de croire en tes rêves plus que tout. Je suis sûre que tu y arriveras, ta détermination t’emmènera loin ! Tes projets sont merveilleux et ils valent la peine d’être vécus ! Je te souhaite pleins de bonnes choses et espère du fond du coeur que tout se passera comme tu le souhaites 🙂

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